Un monde parallèle ?

C’est le quartier le plus modeste des habitants de la ville, entre immeubles HLM, et petites maisons.

Un monde parallèle ?

Messagede Shiki Drown le Mar 28 Juil 2009 11:10

Il était désormais tard. Et si Shiki n’avait pas vraiment la notion du temps, il pouvait affirmer avoir marché toute l’après-midi le long de la route séparant le manoir, du moins ce qu’il était devenu, de la ville, ce qui n’avait pas été particulièrement plaisant, ses courbatures se faisant encore sentir. Et pourtant, il n’avait pu s’empêcher de remarquer que la distance entre les deux s’était amoindrie, ou en tout cas, que le petit village isolé s’était étiré et que désormais, il s’étendait en une ville de taille respectable. Les changements l’entouraient d’ailleurs… La verdure était maintenant clairsemée, bien plus rare, et il avait été plus dur pour lui de se cacher des véhicules flottants, jusqu’à ce qu’il décide que ce n’était pas si grave si on le remarquait à ce niveau de la route : cette voie de circulation n’était que peu fréquentée et en effet, aucun véhicule ne s’arrêta. Même si quelques uns ralentirent légèrement en passant près de lui.

Lorsqu’il arriva en bordure de ville, qu’il ne reconnut pas, il se sentit stupide. Maintenant qu’il se trouvait là… en face de ce lieu tout aussi différent de ce qu’il avait connu, que pouvait-il faire ? Il ferma les yeux et se convainquit que, lorsqu’il les rouvrirait, tout serait normal. Mais ses souhaits furent bien entendu ignorés, et il se mordit la lèvre en revoyant apparaître les bâtiments devant lui. Ses yeux admirèrent alors en silence ce spectacle, tandis qu’il cherchait ce qu’il valait mieux faire. Il ne pouvait pas rester dehors… La nuit était déjà tombée, il ne se sentait pas en sécurité ici. Il fallait qu’il trouve un endroit où dormir. Mais il n’avait plus d’argent. Alors devait-il demander asile à l’église ? Il jeta un regard en arrière. Et espéra sincèrement que l’église de ce monde parallèle au sien –il avait finit par penser que c’était dans cela qu’il se trouvait, n’ayant pas d’autres explications valables- ne laissait pas les gens dormir à la rue.

Puis il pénétra dans les ruelles sombres. Bien évidemment, la modification de la structure de la ville le perdit plus que légèrement, et s’il essayait de se repérer à la seule vue du clocher qui dépassait les autres bâtiments, il du se résigner au fait qu’il n’y serait pas avant un bon moment au vue de toutes les impasses qu’il rencontrait. Il fut même tenté de demander son chemin, mais il se résigna au mutisme en voyant que ces gens étaient désespérément différents de ceux de son monde. Au bout d’un moment, au fur et à mesure que le temps passait et qu’il longeait la banlieue en long, en large et en travers, la population qui habitait les rues changea, pour être remplacée par des individus plus inquiétants. Shiki se mit à presser le pas et pour se rassurer, il fit en sorte de passer par les rues les plus éclairées.

Sans trop savoir comment, il se retrouva dans une rue qui l’obligea à s’arrêter, tellement ce qu’il vit le choqua. Dans cette allée, où les lumières brillaient à foison, les femmes étaient nombreuses. Toutes se pâmaient, certaines aux bras d’un homme, pour l’attirer vers l’intérieur de la demeure dont elles faisaient la devanture. D’autres, un peu plus loin sur le trottoir, semblaient s’affronter en dénudement, bien que leurs regards vides exorcisaient toute idée de concurrence volontaire. Il y avait même quelques jeunes hommes qui semblaient faire de même… Shiki n’était jamais entré dans un quartier de plaisir. Mais toute cette débauche de nudité et de corps à vendre l’écœura. Il remit un peu son kimono large en place, comme pour se rhabiller et pour ne pas être confondu avec les gens de ce lieu. Ses yeux se levèrent. L’église n’était plus loin, alors, il se décida : d’un pas hésitant, il commença à traverser la rue, le regard fixement posé sur le sol, alors qu’il tentait de conserver une attitude plus ou moins normale. Il espérait que personne ne l’interpellerait, il qu’on l’ignorerait.
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Re: Un monde parallèle ?

Messagede Zahran Geary le Mar 28 Juil 2009 16:47

Zahran venait de finir sa journée au laboratoire, où il estimait avoir bien de la chance qu’on ne l’ait pas soupçonné lors de l’intervention des rebelles pour libérer un pauvre brun des griffes du Général. Général qu’il déteste bien davantage, il avait eut vent de son penchant pour le même sexe, mais il se méfiait davantage vu que celui-ci était en fait un véritable fou. Oh bien sûr, il ne connaissait pas tout de l’histoire et ça lui convenait, il n’était pas curieux. Pas pour ça en tout cas. Par contre, il devenait bien plus difficile d’espionner, l’armée n’était pas restée sans réagir, amplifiant sa surveillance du personnel, ayant tout de même des doutes. Il avait bien grincé des dents quad ce matin, on l’avait fouillé en attardant des mains et si le général ne s’était pas pointé, il n’aurait pas hésité à mettre son poing dans la figure du soldat, non mais oh, il n’était pas comme son supérieur lui ! Rien que de repenser à cela l’énerva tandis qu’il conduisait a voiture pour rentrer chez lui, il ne resta pas longtemps à son appartement au final, se contentant de faire du rangement, de regarder ses messages sur son ordinateur, enlever toute trace de toutes nouvelles informations importantes, comme il le faisait toujours, puis il sortit.

Le brun n’avait pas envie de rester à manger enfermé chez lui et il prit de nouveau sa voiture pour prendre la direction d’un restaurant pas cher et sympa en banlieue qui faisait d’excellentes salades de chèvres chauds qu’il apprécie particulièrement, ça change de ses repas vite fait et peu…équilibré. Il y avait du monde ce soir, et il prit plaisir à discuter avec la charmante serveuse qui ne restait pas insensible à son charme ténébreux et glacial de toute évidence. De plus, il avait entendu dire qu’elle était facile, elle ne poserait donc pas problème pour être un coup de soir, chacun repartant satisfait de son côté. Il finit son repas, pour venir au comptoir pour payer juste au moment où la demoiselle s’apprêtait à partir, et alors que celle-ci acceptait qu’il al raccompagne, fort bon signe. Seulement, une main sur la hanche de la brune, et une autre sur la portière de sa voiture fort belle, une voix s’éleva derrière eux, le patron du restaurant signalant un appel urgent pour la jeune femme, un proche à l’hôpital. Ses doigts se resserrèrent un instant avant qu’il ne laisse la serveuse s’en aller, remettant tout ça à plus tard. Ouais bon, il restait pour la peine sur sa fin d’une bonne nuit, avec un divertissement agréable. Tant pis, il savait très bien où en trouvait, de préférence brune tiens, c’était son envie du soir.

Zahran monta dans sa voiture pour prendre la direction du quartier chaud de la banlieue, appréciant ses vitres bien noires, pour pouvoir observer ces corps offerts à son regard sans qu’on ne l’embête en lui faisant des signes. C‘était lui qui décidait….Tiens, il aperçut une chevelure brune longue et une tenue asiatique….Oh, ça le tentait ça, un peu d’exotisme en extra ! Il se gara un peu en avant, la silhouette qu’il avait repérée passant devant lui, apparemment pressée tiens. Oh il n’allait pas laissé quelqu’un d’autre l’aborder et l’embarquer. Il sortir de sa voiture, la ferma en un clic sur un minuscule boîtier pour marcher d’un pas sûr, rattrapant ainsi la silhouette, appréciant le kimono qui avait l’air d’un ancien authentique, vraiment un superbe travail, ce n’était certainement pas n’importe quelle prostituée, encore mieux ! En arrivant à sa hauteur, il glissa sans gêne son bras autour de la taille de la brune, enfin, ça, c’est ce qu’il croit. Sa main descendit considérablement bas, au niveau des fesses de la « prostituée » alors qu’il murmura à son oreille.


"Je me demande bien quelle est ta valeur, avec un tel kimono de qualité, mais je suis prêt à faire exception pour connaître toute ton expérience…"

Le brun glissa sa langue contre l’oreille de la « prostituée », pour lui faire tourner ensuite la tête et l’embrasser divinement, ses bras démontrant bien de sa force et de son assurance. Des bras pouvant que plaire aux femmes aimant l’idée d’être protégée. Bien sûr, il se rendit de quelque chose quand il rompit le baiser, comment ça à prononcer un « combien ? », observant plus attentivement « sa » vis-à-vis, remarquant l’absence de poitrine. Et bien que le doute pouvait être possible, il sut de suite qu’il y avait erreur sur la marchandise. Et c’est sans relâcher le pauvre jeune homme que son regarD se refroidit et sa poigne fut moins agréable, plus douloureuse.
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Re: Un monde parallèle ?

Messagede Shiki Drown le Mar 1 Juin 2010 23:02

L'espoir du jeune homme fut d'une durée relativement courte. Il avançait ses jambes lourdes de stresse le long de la ruelle considérablement défigurée par le temps, trop désorienté pour réussir à reconnaître des avenues qu'il n'avait d'ailleurs longé que peu de fois, et pas assez pour reconnaître leurs restes, son esprit trop focalisé sur l'unique idée de passer inaperçu. Ce qui s'avéra être un échec cuisant.
D'autant cuisant que ce qu'il se passa lui laisserait longtemps un souvenir impérissable.Il avait relevé les yeux vers l'autre bout de la rue, espérant qu'il y verrait la fin de son calvaire. Au fond de lui, il était certain que s'il s'endormait quelque part, il finirait par se réveiller dans son corps, dans son époque, dans sa chambre sombre d'Istravel. Et qui sait ? Peut-être même dans sa demeure en France ? Après tout, tant de malheurs en si peu de temps ne pouvaient être dus qu'à un cauchemar entêtant ! Shiki était prêt à le croire, et il le voulait au plus profond de lui. Ce serait si simple de tout recommencer, de faire fit de ce qu'il avait vécu, ce serait si facile de tout oublier.

Il suffisait pour cela d'arriver jusqu'à l'église. Il en était intimement persuadé.

Bien entendu, rien ne serait jamais aussi aisé, et il ne s'agissait que d'un désir fou. Un bras glissa soudainement autour de sa taille, le bloquant, lui arrachant un glapissement de surprise qui se modifia en un silence choqué lorsqu'une main invasive se posa sans pudeur sur son séant. Les yeux arrondis, n'y croyant pas, il posa une main sur le bras le ceinturant, dans l'idée de s'en débarrasser, quand sa tête fut tournée par une main ferme, et sa bouche prise en charge par celle de son agresseur. L'information lui montait plutôt lentement au cerveau, et une fois qu'elle fut arrivée, il était horrifié. Il fallait absolument qu'il démente la confusion ! C'était là un quiproquo invraisemblable ! Il n'était pas une fille de joie ! Repoussant un peu plus ardemment les avances de l'homme, du moins, imposant sa main entre eux deux pour reculer sa tête à une distance un peu plus respectable, autant qu'elle pouvait l'être, collé à lui qu'il était. Il allait enfin lui expliquer la méprise, lorsque celui-ci raffermit sa prise, et le noble fut tellement refroidit par le regard qu'il lui lança qu'il hésita à prendre la parole pour se défendre. Mais il n'hésita pas longtemps.


"Je... Je ne suis pas ce que vous croyez ! S'il vous plait Monseigneur, Il s'agit d'une méprise malheureuse... Vous me faites mal..."


Son visage inquiet et tourmenté était tourné vers lui maintenant, sa voix réduite à un murmure. Tiendrait-il compte de ses paroles ? Shiki se hasarda à jeter un regard suppliant aux passants. mais leur inaction et leur indolence semblait démontrer que ce genre de scènes n'étaient pas rares ici... Nulle aide ne viendrait d'eux.
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Re: Un monde parallèle ?

Messagede Zahran Geary le Ven 4 Juin 2010 12:28

Zahran était resté sur sa fin, alors qu’il avait réussit à mettre le grappin sur une jolie serveuse brune, et il avait fallu que la malchance fasse des siennes, pour que l’hospitalisation d’un proche de la brune l’enlève de ses griffes. Dire qu’elle était sur le point de monter dans sa voiture. Bon, ce n’était pas une catastrophe non plus, il n’avait aucun mal à approcher les femmes et à les séduire. Après, il y avait différents genres, les difficiles et les faciles… celles dont s’était le métier de se lier aux hommes et celles qui ne voulaient pas passer surtout pour une sorte de péripatéticienne. Enfin, pensant plus à du plaisir qu’à un jeu de séduction en plus, notre scientifique décida d’aller dans un quartier chaud, scrutant les silhouettes de ces femmes et aussi certains hommes qui vendaient leurs corps, s’affichant dans les rues. Oh lui, il ne s’intéressait pas du tout aux hommes, il évitait même grandement du regard ceux qui se prostituaient, n’allant pas leur donner de fausses idées non plus ! Lui, ce qu’il aimait et voulait, c’était des femmes, bref… un instinct normal, il ne ressentait rien de rien pour les hommes… absolument rien… Et, oh tiens, une jolie brune.

En un instant, Zahran s’était garé pour rattraper sa « proie » exotique, et il l’aborda sans gêne, un bras autour de sa taille, des compliments sur son kimono et la valeur que cette dernière devait avoir. Enfin… il était persuadé que c’était bien une « elle » en l’ayant vu de dos. Et bien que son visage paraisse plutôt androgyne, il ne pensait pas encore que ce soit un homme et qu’il se trompe lourdement. Ce ne fut que lorsqu’il se permit de voler un long baiser à sa « proie » qu’il comprit que quelque chose n’allait pas. Et ce sur plusieurs points… Déjà que la personne se débatte était étrange de la part de quelqu’un qui vendrait son corps pour de l’argent… Et en s’étant collé contre cette dite personne, il manquait toute présence de poitrine, même la plus petite… Ne lui dîtes pas qu’il venait de se tromper et que c’était un homme androgyne ? Inconsciemment, son regard se refroidit considérablement, tout comme la pression de sa prise.

Le scientifique relâcha vivement le jeune homme, confirmation faîte par la voix de ce dernier, pour se reculer d’un pas. Il renferma en lui le ressentiments en réalisant qu’il avait embrassé un homme, ce qui n’était pas pour lui plaire… même si sur l’instant, il n’y avait eut aucun dégoût, au contraire, mais autant ne pas y penser ! C’était sûrement parce qu’il était persuadé que c’était une femme. Heureusement, autre chose l’interpella et il garda son regard toujours froid plongé dans celui de son vis--vis mais son expression était plus « rasssurante » et curieuse. Ah et notons qu'il ne songea pas le moins du monde à s'excuser...


"Monseigneur ?"

Zahran était bien placé pour savoir ce qu’il se passait avec ce phénomène de vortex temporel et ne pas penser qu’il avait affaire à une plaisanterie, une provocation ou même à un fou ! En fait, il analysa plus attentivement les émotions qui ressortaient du jeune homme androgyne. Panique, stress, il était clairement perdu, et ça éliminait pour lui la plaisanterie et la provocation. Il y avait un décalage certain, et cette tenue japonaise authentique d’une époque passée l’amena à une conclusion. Il eut un soupir, levant un court instant les yeux vers le ciel. Il était un peu blasé et pas du tout en compassion pour cet être d’une autre époque perdu dans le monde moderne. Quel sacré hasard qu’ils se soient croisés, et son rôle revint à la surface. Il n’allait tout de même pas laissé ce dernier comme ça, et éviter aussi qu’il tombe entre les mains de l’armée. De toute évidence, il avait échappé aux hommes de Clancy, pas de signe de lavage de cerveau flagrant, ni de mauvais traitement… Il parla alors faiblement, pour éviter que toutes oreilles curieuses passant dans le coin ne puissent comprendre quoique ce soit.

"Bon… Déjà, m’appelles pas comme ça… et même si ça doit paraître étrange que je te tutoie, je le ferais quand même, tu as du le comprendre, ici, c’est très différent d’où tu viens ! Et tu es un veinard d’être tombé sur moi, tu n’imagines pas à quel point… Je connais des personnes qui pourront apporter des réponses à toutes tes questions et t’aider concrètement."

Le brun passa une main dans ses cheveux rebelles en soupirant à nouveau, comme si tout cela l’ennuyait, mais c’est surtout qu’il devait parler plus qu’il ne le faisait d’habitude avec quelqu’un qui ne connaît ni d’Eve ni d’Adam, et en plus un homme qu’il a embrassé, se ridiculisant devant lui d’ailleurs. Tch…

"Mais avant tout, il y a deux choses que je veux vérifier… Premièrement, tu n’as parlé à personne, aucun… soldats… n’ont essayé de te capturer ?"

Zahran poussa d’une main sur l’épaule le jeune homme vers sa voiture, et sans se soucier des passants, sachant très bien que ces derniers se feraient une fausse idée de ses gestes, il se mit à palper et fouiller le brun. Son expression était neutre, professionnelle même, il devait s’assurer aussi que son vis-à-vis n’avait aucun mouchard, ce serait alors un piège sinon. A vrai dire, il était surpris qu’il ait pu arriver en ville sans se faire prendre par l’armée, mais rien n’était impossible. Il termina par palper les jambes du jeune homme pour se redresser, il n’y avait rien, parfait… Et c’est donc sans attendre vraiment une réponse qu’il sortit le boîtier de sa voiture pour l’ouvrir. Il poussa autoritairement le brun du côté passager.

"Assis-toi là !"
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Re: Un monde parallèle ?

Messagede Shiki Drown le Ven 4 Juin 2010 23:15

Décidément, la vie semblait s'être élevée contre le jeune Lord. Depuis quand n'avait-il pas connu un moment de paix et de sérénité ? Quelque chose lui dit qu'il en avait connu un récemment, mais il l'avait oublié, ce matin même où il s'était éveillé nu dans son lit. Et cette douce sensation s'était transformée en détresse et en haine de soi. Comment faisait-il pour ne pas encore se résigner ? Il se laissait aller... Il se laissait porter par les évènements. Depuis quand n'avait-il pas prit une décision par lui-même ? Quand s'était-il donné l'illusion de contrôler son destin pour la dernière fois ? Et encore une fois, tout semblait lui échapper sans qu'il n'ait rien à dire, à la merci de cet inconnu effrayant aux yeux froids, et à sa poigne ferme sur son bras. Il ne s'en débarrasserait pas aisément, et doutait d'arriver à s'échapper de son étreinte. Quand bien même il y arriverait, il ne pourrait pas le distancer, et ne pourrait pas éviter les autres dangers, sans parler de la discrétion...

Puis, l'homme eut un mouvement de recul, presque de dégoût, le lâchant comme si le contact seul de son épiderme pouvait bruler le sien. Sans doutes pensait-il vraiment avoir affaire à une femme et état-il choqué d'avoir pu toucher de telle façon quelqu'un partageant son sexe. C'était compréhensible. Et peut-être allait-il le laisser repartir, troublé et désolé qu'il était de sa méprise ? Enfin, comme Shiki espérait qu'il soit. Cependant, son regard sur lui changea du tout au tout, devenant par là même moins froids et plus... inquisiteurs, ou curieux ; insistant en tout cas. Il n'était pas prêt de le laisser en paix. Il avala sa salive, la gorge asséchée par la soif, le corps douloureux et épuisé, se massant le poignet endolori par son 'interlocuteur' dans un geste censé le calmer un peu. L'inconnu répéta son titre, les sourcils froncés en une expression attentive, comme s'il essayait de lire en lui. Oh, pitié, que ce monde ne soit pas différent du sien au point que cela ne soit devenu une insulte ou quelque chose dans le genre ! Quoique, il n'avait pas l'air vexé, plutôt surpris par ce terme.

Alors, il leva les yeux au ciel avec une expression des plus troublantes, comme si tout ceci ne faisait que le lasser au plus haut point et n'était qu'une affaire ennuyeuse. Shiki osa espérer qu'on pouvait en conclure qu'il ne lui en voulait plus d'être un homme... Si on pouvait lui reprocher d'être androgyne. Cependant, il avait l'air de quelqu'un qui s'apprête à faire une besogne particulièrement fastidieuse et sans profit aucuns, mais malheureusement inévitable. Il parla alors faiblement, le fixant pour être sûr qu'il l'écoutait attentivement et qu'il assimile bien ce qu'il lui disait, et le nippon devina qu'il n'aurait pas été particulièrement avisé de ne pas faire attention à ses paroles. Se penchant pour mieux l'entendre, il fut plutôt surpris d'entendre les ordres et la façon de parler de cet individu. Puis, Shiki sembla hésiter, perdu. Devait-il lui faire confiance ? Comment savait-il qu'il venait 'd'ailleurs' ? Et... quelle autre option avait-il à part le suivre ? Maintenant, l'idée de l'église lui semblait infantile. Si tout avait changé, qui lui disait que le lieu de culte était encore le même, et que les manières de chez lui s'appliquaient ici ? Ce n'était pas un rêve, et cet homme lui offrait son aide. Peut-être pourrait-il revenir chez lui ? Au pire, il n'en saurait pas plus en restant ici.

A ses questions aussi, le noble eut un froncement de sourcils. Il secoua la tête négativement, ne voyant pas pourquoi on aurait pu vouloir le capturer. Cependant, il devina que les questions seraient les malvenues pour l'instant et se mordit l'intérieur de la joue pour se contenir.


"Personne n'est venu me parler..."

L'autre le saisit par l'épaule et l'approcha de la machine étrange. Elle ressemblait à toutes celles qu'il avait rencontré dans la journée, mais sa présence n'était cependant pas forcément rassurante. Il la regarda avec une claire répulsion. S'il avait eu le choix, il aurait préféré ne jamais s'approcher d'une telle machine, capable d'avancer sans chevaux. Mais on ne lui demandait pas son avis, une fois de plus. C'est alors que l'autre posa ses mains sur lui. Surpris, il se crispa immédiatement. Le touché de l'autre n'était pas en soit désagréable, mais il emplissait le jeune homme d'une crainte irrationnelle. Il ravala sa salive et comprenant la manœuvre, le laissa le soumettre à cet examen humiliant, ne se décrispant pas d'un poil, mais ne s'opposant plus au contact des mains. Et lorsqu'il put déserrer les dents, un petit bruit venant de la voiture le fit sursauter. l n'eut cependant pas le temps de se poser plus de question qu'on le poussait inflexiblement à l'intérieur. Il ne put que se pencher pour pénétrer l'habitacle qu'il jugea étroit. La porte se referma derrière lui, et il put se laisser aller sur le fauteuil, qui, contre toute attente, fut plutôt confortable. De l'autre côté, l'homme pénétrait dans l'espace clos et s'affairait avec la mécanique de l'engin en question. Il attendit que la porte soit fermée et le regarda à nouveau, le détaillant, avant d'oser demander à voix basse.

"Où sommes-nous ?..."
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Re: Un monde parallèle ?

Messagede Zahran Geary le Dim 6 Juin 2010 12:35

Zahran se retrouvait à jouer un rôle qu’il n’avait encore à faire dans la rébellion. Ramener une personne du passé qui avait été aspirée dans le monde moderne. Un jeune homme qu’il avait embrassé en pensant que c’était une femme qui vendait son corps. Hm… Il allait falloir qu’il pense à lui dire de se taire sur ce passage, gênant pour lui. Il était le premier à s’éloigner un peu ou à laisser une drôle de tête lui échapper un peu de son masque d’insensibilité en voyant deux hommes ensembles. Et il était plutôt servi quand il se trouvait avec Jun et Vavila ensembles… Le rouquin n’avait aucun sens du privé, et Vavila qui le laissait faire parfois…… Enfin, lui, il était pareil, mais avec les femmes, pas avec les hommes ! Il écouta la réponse du brun sans s’y attarder, pour penser à le fouiller. Il ne doutait pas vraiment des paroles de ce dernier mais il valait mieux s’assurer qu’il n’avait pas de mouchard sur lui à son insu. Tout était possible avec l’armée. Il sentit le jeune homme se crisper, mais étant bien concentré, son esprit ne divagua pas vers ce pour quoi pourrait passer ce qu’il faisait. Il n’attarda donc pas plus que nécessaire ses mains sur certaines parties du corps du brun, et ne trouva rien. Il ne restait plus qu’à conduire le chat perdu en lieu sûr.

Le scientifique nota que le jeune homme s’était laissé faire, il avait l’air de comprendre assez bien les choses, bon, il pouvait envisager alors une explication sur ce qui lui arrivait. Mais il fallait éviter de se faire repérer, même s’il n’y avait aucune raison apparente, par l’armée. Etre espion amenait à être particulièrement vigilant. Par exemple, il vérifiait toujours avant de monter dans sa voiture que tout était en place et il avait un dispositif avec code secret lié à l’ordinateur de la voiture pour repérer tout mouchard et écouteur ou caméra. Une fois sa fouille finie, il poussa dans la voiture côté passager le brun en lui ordonnant de s’asseoir. Pressé d’être tranquille dans la voiture et de prendre la route. Il ne sut si c’était la nature du jeune homme de bien obéir sans broncher ni poser de questions, ou si c’était la peur dû au changement de monde ou encore lui-même avec son autorité. Mais il n’allait pas s’en plaindre, appuyant sur un autre bouton de sa commande pour refermer la porte du côté du brun. Il contourna la voiture moderne pour grimper côté conducteur. A peine sa portière se ferma et qu’il posa ses fesses sur le fauteuil, une voix s’éleva, féminine, pour demander de regarder dans un petit écran qui s’éleva au-dessus du volant. Il entendit le jeune homme lui demandait où ils étaient. Il lui fit le signe d’attendre de sa main droite alors que la voiture opérait la reconnaissance de son iris pour se débloquer et mettre le moteur en route, tout en le saluant poliment « Bonjour Monsieur Zahran Geary, la batterie est totalement chargée et les conditions de routes sont bonnes. ». La voiture s’éleva à 1m50 au-dessus du sol à une bonne hauteur, alors que Zahran passait une main dan sa chevelure brune rebelle pour se tourner vers le jeune homme en même temps qu’il pianotait d’une main sur un écran entre eux deux, sélectionnant une radio.


"Comme tu peux le voir, ça n’a rien à voir avec ton monde… Nous ne sommes plus en 1800 mais en 2100. Nous étudions un phénomène incontrôlable qui capture des personnes de 1800 pour les faire apparaître à notre époque."


Zahran laissa une radio de musiques de variétés modernes, pour ensuite sortir de sa place, réalisant soudainement que sa vitesse, pas encore au maximum, juste un petit 150 km/h en ville, risquait de rendre malade le brun. Il appuya sur un bouton et la boite côté passager s’ouvrit toute seule avec un sac en cas de vomissement.

"Je vais vite et ça risque de te déplaire ou te rendre malade alors merci de vomir dans ce sac et pas ailleurs… Bref, je vais t’amener là où il y a peut-être des personnes que tu connais. Tu es toujours en Irlande et Istravel existe toujours."

Le scientifique s’engagea sur la rocade côté direction Istravel justement, pour passer à la vitesse maximum réglementée, voletant entre les autres voitures plus lentes. Il était donc à 300 km/h quand même, gardant un œil sur son passager. Il soupira, se disant qu’il valait mieux l’occuper un peu en discutant.

"Tu t’appelles comment ?"


Zahran tourna la tête evrs sa gauche quand un taré emprunta la voie prévue aux voitures venant de l'autre sens pour le doubler, allant encore plus vite lui. Nul doute que c'était une voiture au moteur modifié qui donnait. Lui, il avait une simple voiture, ni trop sale ni trop belle, normal quoi, avec juste les options de bases. Un nouveau soupir, heureusement que ce n'était pas long, un panneau lumineux annoncé d'ailleurs la sortie d'Istravel et hop, le bon vieux clignotant fut mis en marche alors que la voix féminine se faisait à nouveau entendre en disant qu'il y avait un peu de bouchon vers la gare devant Istravel.
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Re: Un monde parallèle ?

Messagede Shiki Drown le Dim 6 Juin 2010 20:56

Shiki fixait silencieusement le jeune homme, attendant presque religieusement sa réponse qui se faisait attendre, reléguée à plus tard par un geste négligeant. C'est alors qu'il sursauta en entendant un voix féminine résonner dans le véhicule, nommant enfin l'homme qui l'avait entraîner ici. Surpris, il se retourna, croyant qu'il ne s'était pas rendu compte de la présence d'une tierce personne. Cependant, il n'y avait personne d'autre dans l'habitacle, et son coeur s'emballa, effrayé en comprenant que la voix venait de la voiture elle-même. Comment cela était-ce possible ? Il ne croyait pas vraiment en la magie, mais pouvait-on enfermer une âme à l'intérieur d'un objet ? L'autre ne semblant pas s'en offusquer, il préféra ne pas poser de question pour l'instant, se mordant l'intérieur de la bouche en essayant de se convaincre que ce devait être normal dans ce monde. Il se recroquevilla contre son siège, attendant une explication logique qui expliquerait sa présence ici. Et s'il ne le savait pas ? Et si personne ne le savait ? Non, il lui avait dit qu'il le mènerait à des gens qui pourraient lui expliquer ce qu'il se passait. Et s'il mentait ? Au fond, comment pouvait-il faire confiance à un homme qui l'avait pris pour une prostituée quelques minutes plus tôt ? Il était trop tard pour se poser ces questions.

Soudain, le véhicule s'ébranla silencieusement, et Shiki arrondit les yeux, s'accrochant à l'accoudoir pour voir le sol s'éloigner à travers la fenêtre. Il aurait du s'y attendre, il en avait vu toute la journée voler au dessus du sol à une vitesse effarante. Ce qui n'empêcha pas son coeur de se soulever à l'idée d'être à quelques mètres au-dessus du sol. A côté, Zahran s'était tourné vers lui, sans vraiment s'occuper de ses réactions par rapport à ce qui l'entourait. Shiki essaya de ce concentrer sur ce qu'il disait, le souffle un peu accéléré par la sensation de hauteur qui lui tordait les entrailles. Sa respiration se bloqua quelques secondes, avant de laisser échapper un petit son assez proche de l'exclamation. 2100 ? Il était... trois siècles après son époque ?! C'était impossible ! Comment cela pouvait-il être possible ? Il tourna la tête, déboussolé. Il n'arrivait pas à y croire. Ses proches ? Sa famille ? Qu'étaient-ils devenus alors ? Il sentit le mal de crâne le saisir, alors qu'il enregistrait lentement l'information. La musique se mit à résonner doucement.

Il n'eut pas le temps d'y penser plus, que tout se mit en mouvement, puis s'accéléra. Il lâcha un petit cri de surprise et fut projeté au fond de son siège. Des yeux, il chercha quelque chose à quoi s'accrocher, et son regard tomba sur une sorte de clé pendant sur le côté. La saisissant un peu à tâtons, il la tira vers lui, libérant une étrange ceinture, et trouva bien vite où l'insérer. Alors qu'un nouveau haut-le-corps le saisissait. Comment pouvait-il ne rien ressentir alors que le pauvre noble était au bord de l'évanouissement ? Geary tendit la main et un sac lui tomba entre les mains, que le nippon se hâta de placer sous son visage alors que l'adrénaline lui faisait oublier son mal de ventre pour lui tortiller les entrailles. Il jeta un coup d'oeil dehors mais le défilement du paysage ne fit que le retourner un peu plus. Il se pencha, mais rien ne sortit, et il lui sembla qu'il ne s'habituerait jamais à ça. L'autre, toujours aussi insensible à ses déboires, se contenta de s'inquiéter pour ses sièges, et lui dit vaguement ce qu'il trouverait là où il l'emmenait. Il allait lui répondre, croyant avoir réussit à reprendre ses esprits, lorsque le véhicule accéléra, sortant de l'agglomération. Le jeune homme se pressa au fond du siège, les yeux fermés, essayant de reprendre le contrôle de sa respiration.

On lui parla, et il mit quelques secondes à essayer d'articuler son nom.


"Vicomte...Shi...Shiki Drown... Même si je doute que mon titre ai encore un sens ?"

Puis, un véhicule surgit à sa droite, le faisant sursauter. Puis, ils quittèrent la voie principale et la voiture ralentit un peu. Malheureusement, ce fut ce ralentissement qui souleva une fois de trop le ventre de l'adolescent, et il plongea le visage dans le sac, la bile remontant tout son système digestif. Tout pâle, il redressa légèrement la tête, les yeux humides, semblant supplier son conducteur de lui répondre par l'affirmative à la question qu'il posa, la voix faible et enrouée :

"On arrive bientôt ?"

Cependant, il n'eut pas le temps d'écouter la réponse qu'il replongeait la tête la première dans le sac, tremblotant et fiévreux, lorsqu'il la ressortit, ce ne fut que pour s'excuser d'être ainsi devant lui...

"Désolé...
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Re: Un monde parallèle ?

Messagede Zahran Geary le Lun 7 Juin 2010 16:24

Zahran n’allait pas se risquer à rouler trop lentement pour ne pas rendre malade le jeune homme. Ce serait le meilleur moyen de finir par avoir un accident. Puis ils valaient mieux lui faire quitter la ville et le mettre en lieu sûr le plus rapidement possible. Même si déjà, le fait qu’il soit dans sa voiture enlevait tout contact avec d’autres personne et donc bien des problèmes. Il faisait ce qu’l se devait de faire mais sans se montrer particulièrement attentif, la preuve. Il s’occupait de ses petits réglages comme d’habitude, sans porter guère d’attention à son passager qui se demandait bien ce qui se passait. Il devinait son inquiétude et sa panique, qu’il devait être plus que crispé, mais s’y attardait n’y changerait rien. La technologie, le jeune homme s’y ferait plus tard ! Il n’allait pas expliquer que la voix, c’était l’ordinateur et le GPS de la voiture, que cette dernière volait prés du sol, ni ce qu’était une radio. Il n’en avait pas vraiment la patience là, bon, après, si on le lui demandait sur place, il pourrait… assis devant un ordinateur en sirotant un bon cocktail… Mais il bossait lui aussi, et là où il était, il ne pouvait pas jouer à la nounou comme ça, donc déjà, hors de question d’accueillir chez lui le brun… surtout avec leur rencontre. Il avait le pressentiment que, par logique, on allait lui sortir que, puisque c’était lui qui l’avait trouvé, il n’avait qu’à se charger de lui….

Le scientifique expliqua sa situation au jeune homme et il ne prêta pas tant d’attention que cela à la surprise de ce dernier qui pouvait s’entendre pourtant. Il se concentra sur sa route en quittant la place où il était garé et il retint un soupir au cri de son passager, lui jetant un coup d’œil, et il se rappela d’une chose, pressentant rien qu’en ayant regardé le brun un court instant un vomissement. Il fit se rabattre donc un sac prévu pour en le priant pour ne pas dire qu’il le lui ordonnait de se vider dedans et pas à côté. Il tenait à la propreté de sa voiture, et il refuserait de remonter dedans tant que le coupable n’aurait pas nettoyé et fait en sorte qu’il n’y ait aucune odeur dérangeante dans son véhicule. Oui, il pensait à ça, ne se souciant guère de ce qu’affrontait le brun en ce moment. La rocade n’était pas chargée et il dépassa tranquillement quelques voitures, pour finir par décider de distraire un peu le jeune homme, lui demandant comment il s’appelait. Il faisait un petit effort en quelque sorte, alors qu’au fond de lui, il avait bien envie de s’éloigner de cet homme qu’il avait embrassé, devrait-il d’ailleurs veiller à ce qu’il n’y ait pas de doute sur sa sexualité ou faire comme si rien ne s’était passé ? Il resta pour le moment sur la deuxième solution tout en haussant un sourcil à la réponse de son passager.


"En effet, il n’y a plus de noblesse vraiment… Alors à moins que tu veuilles te faire agresser, fais toi appeler Shiki tout simplement."

Zahran eut un soupir quand quelqu’un les doubla comme un fou, et il ralentit pour tourner sur la droite à la sortie d’Istravel. Il fronça les sourcils au bruit caractéristique de quelqu’un qui vomit et il jeta un nouveau coup d’œil pour s’assurer que sa voiture ne subissait aucun dommage collatéral. Ce qui était le cas bien. Allant un peu moins vide, il se décida à baisser un peu les fenêtres, l’ordonnant à vive voix à l’adresse de l’écran de l’ordinateur, la voix féminine lui répondant.

"Ouverture des deux fenêtres avant !...... Bien, ouverture…"


Le scientifique tapota de ses doigts sur son volant au rythme de la musique qui provenait pour se laisser un petit temps de réflexion quand Shiki lui demanda s’ils arrivaient bientôt.

"Avec les bouchons et le temps de prendre un chemin précis… Je dirais qu’il faut compter hm… 6 minutes même pas."


Et comme pour confirmer ses dires, la gare pouvait être aperçue au loin, avec un TGV, ne touchant pas le sol aussi et aux grandes vitres laissant voir les passagers. Il eut une légère grimace à un nouveau bruit désagréable pour hausser des épaules à l’excuse, ralentissant encore, à cause du nombres de voitures.

"Tant que c’est dans le sac…. Regardes, derrière le grand engin là, il y a Istravel ! Bon, c’est un peu différent de ton époque et tu ne vois même pas l’édifice d’ici… le plus beau à voir."


Hop, encore un peu de discussion, il réussit à sortir du petit bouchon et il s’engagea dans un chemin de forêt, faisant deux détours, c’était les routes prévues pour les pompiers, avant de se diriger pour cette fois vers le repère des rebelles. Il s’arrêta en plein milieu de la végétation forestière, à la fin d’une route et il actionna un bipper qu’il avait dans sa poche. C’est comme ça que le sol se souleva pour dévoiler une route s’enfonçant dans le sol. Zahran redémarra la voiture, qui ne s’éleva qu’à 50 cm cette fois.

"Pas de panique, je t’amène pas en enfer hein"

Le scientifique rassura à sa façon, avant de s’engager sur cette fameuse route, à faible allure, soit 90 km/h, débouchant ainsi sur le parking du repère des rebelles.
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